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Quand le travail empiète sur la vie privée

Woman sitting on floor of her apartment with laptop and notes working

Dans l’édition du Monde de ce samedi, un article vient parfaitement compléter les débats de ces derniers jours autour de la porosité des frontières de l’entreprise. Cet article commente un sondage publié le 3 avril par l’Observatoire de la parentalité en entreprise (OPE). Un quart des personnes interrogées juge que l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle n’est pas satisfaisant, le chiffre montant à 32% chez les 25-34 ans.

Les smartphones sont bien sûr une nouvelle fois mis en cause puisque cette « laisse électronique », comme le disait Jean-Emmanuel Ray au Congres HR’, fait que même chez soi, on est encore dans l’entreprise. L’une des personnes interrogées explique que le chef de son mari se permet de l’appeler à n’importe quel moment, exigeant de lui qu’il soit disponible 24 heures sur 24. L’envoi d’emails durant le week-end est également un problème bien connu, certaines entreprises bloquant les emails envoyés après 21h pour ne les distribuer que le lendemain matin.

Il me semble que l’enjeu ne réside pas tant dans le fait d’envoyer des emails après 21h ou le week-end que de ne pas exiger de réponse immédiate ! Les dérives ne viennent pas de la technologie enne elle-même car il me semble au contraire que lorsque l’on sait l’apprivoiser, elle peut autoriser plus de liberté, le télétravail étant une formidable illustration.

Le problème vient du fait que bon nombre d’entre nous ne font pas la distinction entre l’opportunité d’être connecté en permanence et l’obligation de répondre aux sollicitations. C’est sur cette distinction que les entreprises doivent travailler, en particulier avec les managers, pour s’assurer des bons usages de la technologie.

Bonne lecture !

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Le travail déborde de plus en plus sur la vie privée et familiale des Français, qui aimeraient que les entreprises et même l’Etat en fassent davantage pour les aider à tout concilier. Selon un sondage publié mardi 3 avril par l’Observatoire de la parentalité en entreprise (OPE) et l’Union nationale des associations familiales, la quasi-totalité des personnes interrogées estime que la conciliation entre vie familiale et professionnelle est un sujet de préoccupation important, et sept sur dix qu’il devrait être prioritaire pour les candidats (sondage effectué du 14 au 23 février auprès d’un échantillon de 1 001 salariés ayant des enfants). L’enjeu est pourtant seulement effleuré dans les programmes, et uniquement lorsqu’il s’agit de l’emploi des femmes. Or, selon l’OPE, « les hommes ont également de fortes attentes ».

Paradoxalement, 76 % des personnes interrogées dans ce baromètre estiment qu’elles parviennent à concilier vie familiale et professionnelle de façon« satisfaisante »« Mais c’est au prix de beaucoup d’efforts, relève Jérôme Ballarin, président de l’OPE. Cela repose sur leur capacité personnelle à s’organiser et le système D. » Car, dans le même temps, l’insatisfaction est grande vis-à-vis des employeurs : les trois quarts des sondés estiment qu’ils « ne font pas beaucoup de choses » pour les aider. Un quart juge que l’équilibre entre leur vie familiale et leur vie professionnelle n’est pas satisfaisant. Le chiffre monte à 32 % chez les 25-34 ans. Lire la suite

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