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La détection des talents : une question d’instinct !

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Le post précédent traitait des critères d’identification des talents qu’une entreprise doit définir avant d’essayer de détecter ses talents, partant de l’idée qu’une personne peut être considérée comme  talentueuse dans une entreprise et pas dans une autre.

Si définir des critères d’identification est nécessaire pour prendre des décisions collectivement acceptées, cela est loin d’être suffisant pour espérer ne pas passer à côté de futurs talents ou au contraire éviter d’être déçu par un soi-disant talent…. 

Les équipes sportives ont toutes des joueurs payés à prix d’or, parce qu’ils ont été identifiés à 18 ans comme « les méga-stars de demain », qui comptent leurs doigts sur le banc de touche.  Même chose pour les entreprises, qui paient bien souvent une fortune de jeunes et frais diplômés de grandes écoles qui s’avèrent décevants parce qu’incapables de se fondre dans la culture de l’entreprise ou de développer un bon relationnel.

Détecter des talents demande de l’instinct ! L’instinct qui permet à Dominique Besnehard de proposer « 37°2 le matin » à Béatrice Dalle ou « La boum » à Sophie Marceau en les ayant repéré dans la rue. L’instinct de Steve Jobs qui a su reconnaître le potentiel de ce jeune designer nommé Jonathan Ive, aujourd’hui  heureux designer de l’iPad, iPhone ou iPod.
L’instinct, le flair, la « vista », l’intuition, voilà ce qui permet de détecter des talents avant les autres ! Si par définition l’instinct ne se définit pas, on peut analyser ses propres expériences pour essayer d’en tirer quelques bonnes pratiques.

Par exemple, au sein de Talentsoft, lorsque l’on tente de recruter les meilleurs développeurs, consultants ou commerciaux, on regarde bien sûr leur CV, en espérant qu’ils ont acquis au travers d’une bonne formation ou d’expériences les compétences requises sur ces différents postes. Mais on se pose immédiatement les quelques questions suivantes :

  • Est-ce que je vois cette personne évoluer au milieu de l’équipe ? Autrement dit, sa personnalité va-t-elle lui permettre de s’intégrer facilement dans l’équipe ou aura-t-il au contraire des difficultés à s’intégrer?
  • A-t-elle la niaque ? Au-delà de ses diplômes et compétences, la motivation et la combativité sont-elles là ? Aura-t-elle à cœur de donner le meilleur d’elle-même afin d’aider la boîte à progresser ?
  • Est-ce qu’elle se projette dans l’entreprise ? Autrement dit, Talentsoft lui plaît-elle plus qu’une autre entreprise ou vient-elle là par défaut ?

Il ne peut y avoir de réponse exacte à ces questions qui amènent plus à s’interroger sur son ressenti qu’autre chose. Mais on constate que bien souvent, en matière de talent, le ressenti que l’on a d’une personne importe bien plus qu’une analyse intellectuelle. Quel que soit le talent d’une personne, il faut se poser la question de savoir si les conditions sont réunies pour que la personne s’épanouisse et puisse ainsi « libérer » son talent.

Une nouvelle fois, le talent n’est pas cette chose immuable qui brillerait partout et en toutes circonstances. Le talent se démontre dans un contexte donné à une période donnée. La motivation, l’adhésion à la culture de l’entreprise, la façon dont on se projette dans l’entreprise, ses aspirations profondes, etc., sont autant de facteurs qui vont permettre à quelqu’un de révéler ou non son talent !

Et pour détecter tout cela, rien de mieux que de se fier à son instinct !

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